L’offre de location de la Hyundai Ioniq 3 affichée à 199 € par mois s’arrête le 31 octobre 2026. Elle ne date pas d’hier : les commandes et les tarifs français ont été ouverts le 2 septembre 2026, à partir de 29 995 €. Ce qui expire demain, c’est une formule de loyer, pas la voiture. Et le loyer n’existe, dans les conditions Hyundai, qu’avec une prime dont l’éligibilité se vérifie version par version.
Le texte du constructeur, valable du 1er au 31 octobre 2026 dans le réseau participant, décrit une Ioniq 3 42 kWh Select neuve, hors options, en location longue durée sur 37 mois et 30 000 km maximum. Le premier loyer majoré est de 8 700 €, ramené à 2 700 € grâce à une prime CEE de 6 000 € « si éligible », puis 36 loyers de 199 €. Hors assurances. Sous réserve d’acceptation par Hyundai Finance. Le modèle montré à côté, une 61 kWh N Line Evo avec option, est annoncé à 479 € par mois aux mêmes conditions de durée. Ce n’est pas le même contrat.
Le prix d’achat, à côté du loyer
L’Automobile Magazine, au lendemain de l’ouverture des commandes, a relevé la grille du configurateur. Elle est plus parlante que le 199 €.
| Finition | 42 kWh, 147 ch | 61 kWh, 135 ch |
|---|---|---|
| Select | 29 995 € | 33 995 € |
| Trend | 32 300 € | 36 300 € |
| N Line | — | 39 800 € |
| Vision | — | 39 800 € |
| Prime | — | 41 695 € |
| N Line Evo | — | 43 595 € |
La petite batterie est une LFP d’environ 42,2 kWh. L’autonomie WLTP annoncée va de 341 à 344 km selon la configuration, en Select. La grande est une NMC de 61 kWh, de 428 à 497 km, le haut de fourchette correspondant aux jantes les plus petites. Le moteur de la grande batterie est moins puissant : 135 ch contre 147. Ce n’est pas une erreur de lecture. C’est la fiche.
La voiture mesure environ 4,15 m. Elle se place, chez Hyundai, entre l’Inster et le Kona. La recharge de 10 à 80 % est annoncée autour de 29 minutes sur la petite batterie et 30 minutes sur la grande, en courant continu. L’architecture est en 400 V, pas en 800 V. Une wallbox jusqu’à 22 kW peut être en option selon les documents commerciaux. Le temps de 29 minutes n’est pas celui de la prise de la maison.
Select, dès 29 995 €, inclut notamment le régulateur adaptatif, la climatisation automatique bizone, l’accès mains libres, la caméra de recul et des jantes de 16 pouces, d’après le relevé de septembre. Trend ajoute sièges chauffants, chargeur à induction, capteur de pluie, chauffage et préconditionnement de batterie. À partir de N Line et Vision, Hyundai impose la batterie de 61 kWh. Vision met la pompe à chaleur et les feux Matrix de série. N Line Evo, à 43 595 €, ajoute notamment des jantes de 19 pouces et le toit vitré. Ces jantes comptent deux fois : elles baissent l’autonomie WLTP, et elles peuvent changer le code technique qui ouvre ou ferme une aide.
Le 199 € se démonte
30 000 km en 37 mois, c’est environ 9 700 km par an. Un foyer à 15 000 km paie des kilomètres en plus, ou choisit un autre contrat. Le premier loyer de 2 700 € n’est pas un apport anodin : sans la prime de 6 000 €, le texte repart de 8 700 €. Si l’éligibilité saute, le « 199 € » ne tient plus, ou il tient avec un premier chèque bien plus lourd.
Sur 36 mois à 199 €, les loyers suivants font 7 164 €. Avec un premier loyer à 2 700 €, le total annoncé hors assurances est d’environ 9 864 € pour 30 000 km, soit près de 0,33 € du kilomètre avant l’énergie, l’assurance et la remise en état. Ce n’est pas 199 € « tout compris ». C’est 199 € après avoir déjà posé 2 700 €, et seulement si la prime est bien versée en avance par le distributeur.
Le coût de détention reprend le prix d’achat si vous achetez, ou le total des loyers si vous louez, plus les kWh. À 14 kWh aux 100 km, ordre de grandeur proche des citadines de cette taille, 10 000 km demandent 1 400 kWh. À 0,20 € le kWh chez vous, cela fait 280 € par an. À 0,40 € sur borne publique, 560 €. Le loyer ne contient pas cette ligne, sauf mention contraire au contrat. Hyundai rappelle d’ailleurs que la vitesse de charge dépend de la borne.
L’aide ne se devine pas au pays d’assemblage
Des articles ont écrit que la voiture, produite en Turquie, « devrait » ouvrir le bonus. Le lieu d’assemblage n’est pas le score. Le score est un TVV sur une liste. L’arrêté du 22 octobre 2026, qui met à jour cette liste à compter du 24 novembre, inscrit huit codes Ioniq 3 : BJ1A5E22E11C11, BJ1A5E22E11D11, BJ1F5E12E11A11, BJ1F5E12E11B11, BJ1F5E12E11C11, BJ1F5E22E11A11, BJ1F5E22E11B11 et BJ1F5E22E11C11. Huit codes, pas « toute la gamme jusqu’à 43 595 € ».
L’offre à 199 € expire le 31 octobre, donc avant le 24 novembre. Elle se juge d’abord sur la liste en vigueur cette semaine, pas sur celle de novembre. Le papier arrêtés du 22 octobre explique la bascule : commande ou contrat de location signé avant le 24 novembre, facture ou premier loyer au plus tard le 6 février 2027, si l’ancienne rédaction est plus favorable. Une LLD signée le 31 octobre entre dans le calendrier de cette clause. Elle n’entre dans l’aide que si le TVV de la 42 kWh Select commandée est bien éligible. Le « si éligible » du site Hyundai est exactement cette réserve.
Signer pour figer 199 € sans écrire le TVV, c’est figer un loyer conditionnel. On fait ajouter le code, le montant du premier loyer si la prime est refusée, et le prix des kilomètres supplémentaires. La prime de 6 000 € est avancée par le distributeur dans l’exemple officiel. Si elle n’est pas due, ce n’est pas l’État qui vous la redemandera des mois plus tard dans cet exemple : c’est le montage du premier loyer qui n’a plus lieu d’être abaissé. Le contrat doit dire ce qui se passe dans ce cas, pas seulement le cas favorable.
Achat ou location, le même piège de version
À l’achat, 29 995 € est le Select 42 kWh, hors options, hors aide. La Trend de la même batterie est à 32 300 €. L’écart de 2 305 € n’est pas une option isolée : c’est un niveau. Au-delà, la grande batterie devient obligatoire. Passer en N Line, c’est quitter la voiture à 29 995 € pour une voiture à 39 800 €. Le comparer à une Mégane « autour de 37 000 € » sans finition ni batterie ne sert à rien. On compare deux TVV, deux autonomies, deux coffres, deux aides.
L’autonomie de 497 km n’est pas celle de la voiture à 29 995 €. Celle-là est autour de 344 km WLTP, et moins encore à 130 km/h en hiver. Le coût d’un trajet se fait avec la consommation de la version choisie, pas avec le plafond de brochure de la grosse batterie. Une famille qui veut 400 km réels entre deux charges ne règle pas le problème avec le loyer à 199 € de la petite batterie. Elle regarde la 61 kWh, son prix, et ses propres bornes.
La carte grise reste due. Une électrique ne paie pas le malus CO₂ ni le malus masse du barème 2026 à la première immatriculation, ce que rappelle le simulateur. Les chevaux fiscaux, eux, dépendent de la version. On les fait chiffrer avant de croire que 29 995 € est le prix pour rouler.
Ce qu’on décide le 30 octobre
Si la 42 kWh Select, avec son TVV éligible, correspond au kilométrage et que le premier loyer de 2 700 € est acceptable, l’offre du 31 octobre est un vrai délai. On signe le TVV, pas la publicité. Si la prime saute dans le contrat, on recalcule avec 8 700 € de premier loyer, ou on passe à l’achat sec.
Si vous voulez la 61 kWh, les jantes de 19 pouces ou la N Line Evo, le 199 € n’est pas votre offre. Le prix est dans la colonne de droite du tableau, et le loyer d’appel à 479 € concerne déjà une autre voiture. Attendre novembre ne fera pas revenir octobre. Cela fera, le 24 novembre, basculer la liste des aides. D’ici là, le seul document qui compte est le bon, avec le code, la date, et le prix si l’aide n’est pas due.
Après le 31 octobre, la voiture reste, pas le loyer d’appel
Le 1er novembre, le tarif d’achat de septembre peut très bien être encore affiché. Ce qui tombe, dans les conditions publiées, c’est l’exemple à 199 € du 1er au 31 octobre. Hyundai peut le prolonger. Rien ne l’y oblige. Revenir en concession le 2 novembre avec une capture d’écran d’octobre ne recrée pas l’offre. Il faut un nouveau document, daté.
Entre le 1er et le 23 novembre, la liste d’aides encore en vigueur est l’ancienne, avec la clause de sauvegarde si vous signez avant le 24 et si la facture ou le premier loyer arrive au plus tard le 6 février. Une Ioniq 3 commandée en novembre n’hérite pas automatiquement des huit codes du 24 novembre avant cette date, ni de la pub d’octobre. On refait le calcul du premier loyer sans supposer les 6 000 €.
Le coffre et les places ne sont pas dans le loyer non plus. Une voiture de 4,15 m avec la petite batterie se gare facilement et se recharge souvent à la maison. Elle ne remplace pas un familial de 500 litres utiles sans rabattre les sièges. Si c’est l’usage, la colonne 61 kWh, ou une autre voiture, se compare au total, pas au 199 €. L’Inster, plus courte, a au moins une ligne dans la liste du 24 novembre. Ce n’est pas la même auto que l’Ioniq 3, et une ligne ne rend pas toutes ses finitions éligibles. On ouvre les deux fiches si le budget est celui de l’entrée de gamme, pas si l’on veut les 497 km.
Dernier point de calendrier : le 31 octobre est un samedi. Une offre « valable jusqu’au 31 » dans un réseau participant suppose que le point de vente signe ce jour-là. Un mail envoyé le dimanche 1er novembre n’est pas une commande d’octobre. On fait dater le bon du jour de signature, pas du jour où l’on a « réservé par téléphone ».