Le 15 septembre 2026, L’Auto-Journal dresse le tour des stands français avant le Mondial. Le salon, 91ᵉ édition, se tient à Paris Expo Porte de Versailles. Le lundi 12 octobre est réservé à la presse ; le public entre du mardi 13 au dimanche 18. Un concept sous les projecteurs n’est pas une carte grise de novembre. Une GTi déjà tarifée, si.
Renault Group a verrouillé 5 000 m² au hall 6, avec Renault, Dacia, Alpine et Renault Pro+, et 50 véhicules, concepts compris, d’après son communiqué du 21 avril. Stellantis aligne huit marques — dont Peugeot, Citroën et DS — sur 5 340 m² au hall 4, selon l’annonce du salon et l’annuaire des exposants. La pièce que l’on peut vraiment commander, côté lion, s’appelle E-208 GTi : 281 ch, dès 42 900 €, commandes ouvertes le 12 juin au Mans. La 208 suivante, celle de 2027, n’est pas ce modèle.
Les absents pèsent autant que les projecteurs. BMW et Mini ont retiré leur stand en juillet, après l’avoir annoncé en janvier. Nissan n’expose pas. Toyota n’a pas de pavillon de marque : le constructeur est au hall 5.1, dans la Fabrique de l’Innovation, avec l’hybride, l’hydrogène et la Yaris Cross d’ED² assemblée à Valenciennes. Tesla ne figure pas dans l’annuaire officiel, contrairement à 2024. Les allées seront plus chinoises qu’en 2024, et les Français devront justifier un prix, un malus et un entretien, pas seulement un éclairage de stand.
13 octobre, 20 € : le salon, pas la concession
En 2024, L’Argus a compté 508 007 visiteurs et 48 constructeurs, soit 27,7 % de plus que l’édition précédente. Les organisateurs visent au moins autant, avec plus de soixante marques. Le billet en ligne coûte 20 € en semaine, 22 € le week-end, 17 € en nocturne, 13 € pour les 7-17 ans, les étudiants et les PMR ; les moins de 7 ans passent gratuitement. Sur place, au hall 7, le tarif unique grimpe à 22 € en semaine et 24 € le week-end. Une pièce d’identité peut être demandée.
Les horaires officiels : 9 h 30 – 20 h du mardi au jeudi, 9 h 30 – 22 h le vendredi, 9 h – 22 h le samedi, 9 h – 18 h 30 le dimanche. L’entrée principale des transports en commun est la porte A2, métro ligne 12. Le parking P7 dessert le pavillon des essais. Avant de prendre la voiture pour « voir la 2CV », calculez le coût du trajet : le salon se visite mieux en métro qu’en file du P6.
L’Auto-Journal écrit que le Mondial « ouvrira ses portes du 12 au 18 octobre » et que « les billets sont déjà disponibles ». Les deux sont vrais si l’on précise le 12 : journalistes, pas grand public. Un lundi sur place sans accréditation, c’est une porte fermée.
5 000 m² au losange, 22 électrifiés, des concepts sans nom
Sur 2 500 m², Renault promet plusieurs concept-cars et 22 véhicules électrifiés, moitié électriques, moitié hybrides. Le communiqué d’avril ne nomme ni la Twingo ni la Mégane restylée. L’Auto-Journal les place « très certainement » sous les lumières. Nous les traitons comme des présences plausibles, pas comme une liste Renault. La Twingo E-Tech se compare déjà, chiffre contre chiffre, à la Spring 2 : le Mondial sert à les voir l’une près de l’autre, pas à inventer un tarif.
Dacia occupe 900 m² et 10 véhicules, tous électrifiés. Le groupe avait annoncé le Striker, break du segment C, pour une révélation en juin ; en septembre, la fiche du salon indique que la marque « dévoile » aussi la New Spring, citadine 100 % électrique. Renault Pro+ prend 700 m² et six utilitaires électriques assemblés en France, dont le nouveau Trafic E-Tech, châssis-cabine compris. Pour un artisan, le Mondial sert à voir la hauteur de chargement, pas à signer une LLD sous un spot. Le loyer se calcule ensuite, avec les kilomètres réels et la recharge dépôt, pas avec la surface du hall 6. Alpine, sur le même hall, a promis « plusieurs nouveautés, y compris de nouveaux éléments concernant la prochaine génération de l’A110 ».
Ces mètres carrés ne changent pas votre échéance d’entretien. Ils changent la file : le hall 6 sera le plus dense des Français. Si vous venez pour un devis, notez le VIN du démonstrateur, la motorisation réelle et le malus affiché, pas le slogan du mur LED.
281 ch déjà tarifés, 2027 encore au plan
L’Auto-Journal écrit que Peugeot « misera sur la 208 GTi et sa puissance de 280 chevaux » et « n’amènera pas sa future E-208, prévue pour l’année prochaine ». Le second point est le bon, le premier est incomplet. Le 12 juin 2026, Peugeot a ouvert les commandes de l’E-208 GTi, première GTi 100 % électrique, moteur M4+ de 281 ch et 345 Nm, 0 à 100 km/h en 5,5 s, autonomie WLTP jusqu’à 375 km selon le pneu, à partir de 42 900 €. La batterie brute fait 54 kWh (51 kWh utiles), comme l’E-208, avec une gestion thermique revue par Peugeot Sport. La garantie Peugeot Care et celle de la batterie vont jusqu’à 8 ans ou 160 000 km.
La compacte de 2027, STLA One, est une autre voiture. Le plan Peugeot 2030 la place après l’actuelle 208, essence hybridée comprise, restylée Euro 7. L’Argus a évoqué le concept Polygon comme possible invitée. L’Automobile Magazine a ensuite écrit qu’aucune évocation de la future 208 ne serait sur le stand. Nous retenons ce que Peugeot a dit : des concept-cars, la GTi tarifée, et la 9X8 d’endurance. Polygon n’est pas une fiche constructeur du Mondial.
L’Opel Corsa GSE, 39 990 €, partage le moteur 281 ch. Sur le hall 4, la comparaison se fait à pied. Sur le parking, elle se fait au coût de possession : 3 000 € d’écart catalogue, même famille technique, malus CO₂ nul des deux côtés, poids et assurance à vérifier. Une GTi de salon n’est pas un malus de 1984.
Ce qui se commande, ce qui s’attend
Citroën exposera un concept inspiré de la 2CV, dans la famille « e-car » de Stellantis, visée sous 15 000 €. Auto Plus, le 21 mai dans le sillage de FaSTLAne 2030, date la série à octobre 2028, pour les 80 ans de la Deudeuche, avec une production à Pomigliano d’Arco et de l’électronique Leapmotor. Puissance, batterie, autonomie : pas de fiche Citroën à ce jour. Un concept du 12 octobre n’ouvre pas un bonus, ni un malus 2026. Il ouvre une file photo.
DS a choisi le Mondial pour le lancement officiel du N°7. Les commandes partent de 43 900 € en hybride 145 ch (1,2 turbo Miller, 21 kW électriques, 48 V, 5,3 l/100 km, 120 à 126 g de CO₂/km) et de 46 990 € en E-TENSE, jusqu’à 740 km WLTP sur la Long Range à batterie ACC. Le N°8 reste au catalogue électrique, jusqu’à 750 km selon DS. L’hybride 145 ch de L’Auto-Journal est donc déjà un produit, pas une rumeur de stand. Les 120 g de CO₂ se relisent sur le simulateur de malus avant de signer un bon de commande sous un spot.
Alpine a déjà montré, à Goodwood en juillet, le mulet A110 Future : plateforme APP, 800 V, deux batteries, double moteur arrière, couple vectorisé toutes les 10 millisecondes selon la marque. L’Auto-Journal reprend cette architecture — APP, deux packs, double groupe à l’arrière — comme ce que l’on « devrait » observer à Paris. Le communiqué du Mondial, plus prudent, parle d’« éléments » sur la génération suivante, pas de la berlinette de série ni d’un tarif. L’A390, SUV électrique commercialisé depuis novembre 2025, n’avait pas encore eu de salon français : L’Automobile Magazine la place donc sous les lumières, après Munich en 2025. Confondre le mulet et le bon de commande, c’est acheter 2027 avec un chèque de 2026.
| Marque | Confirmé par le constructeur ou le salon | Encore hors concession |
|---|---|---|
| Renault Group | 5 000 m², hall 6, 50 véhicules ; 22 électrifiés Renault | Concepts d’avril, non nommés |
| Dacia | 900 m², 10 véhicules ; Striker ; New Spring annoncée sur la fiche salon | — |
| Peugeot | E-208 GTi 281 ch dès 42 900 € ; 9X8 ; concepts | 208 / E-208 de 2027 |
| Citroën | Concept 2CV / e-car | Série visée sous 15 000 € (Auto Plus : 2028) |
| DS | N°7 hybride dès 43 900 €, E-TENSE dès 46 990 € | — |
| Alpine | Éléments de la prochaine A110 ; APP déjà montrée | A110 électrique de série |
Au salon : noter le VIN, pas seulement la photo
Un Mondial sert à s’asseoir, à ouvrir un hayon, à poser la question du réseau. Il ne remplace pas le calcul. Pour une E-208 GTi ou un N°7, calculez le malus CO₂ et poids avec la fiche du millésime 2026, puis le TCO sur vos kilomètres, pas ceux du plateau. Les marques chinoises, 8 % du marché un mois de 2026, occupent les halls 4 à 7 : BYD est au hall 6, à côté du losange. Le prix français, la rechange et la cote se jugent après, pas sous un projecteur.
Si un vendeur propose un dépôt, exigez la motorisation, le CO₂ WLTP, la masse en ordre de marche et la date d’immatriculation visée. Un N°7 hybride à 120 g n’a pas le même malus qu’une E-TENSE à 0 g, et le poids du SUV familial se lit sur la carte grise, pas sur la plaquette du stand. Créez un carnet AutoSuivi le soir même : prix, options, prochain contrôle technique, première vidange. Gratuit, sans carte bancaire. Un concept 2CV n’a pas de CT. Une GTi commandée en octobre, si.
Ce qu’il faut retenir
Le Mondial 2026 ouvre au public du 13 au 18 octobre, 20 € en semaine en ligne. Renault Group tient 5 000 m² et 50 véhicules ; Stellantis, huit marques au hall 4. L’E-208 GTi se commande dès 42 900 € ; la 208 de 2027 n’est pas sur le bitume du stand. La 2CV reste un concept, visée sous 15 000 € plus tard. Le N°7, lui, a déjà un tarif. Alpine montrera des éléments d’A110 électrique, pas forcément la voiture de Dieppe.
Pour coller un bon de commande à votre budget réel, ouvrez un carnet AutoSuivi et comparez le coût de possession avant de quitter Porte de Versailles.
Pour aller plus loin
- Peugeot 2030 : sept modèles, la 208 essence reste
- Spring 2 ou Twingo E-Tech
- Corsa GSE : 39 990 €, le TCO avant les 281 ch
- Voitures chinoises en France : 8 % un mois
- TCO essence, hybride, électrique
- L’Auto-Journal, 15 septembre 2026
- Renault Group, 21 avril 2026
- Peugeot, E-208 GTi, 12 juin 2026
- DS N°7, ouverture des commandes
- Billetterie Mondial 2026
- Annuaire des exposants